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3 . LA RÉSURRECTION DISPENSATIONNELLE
P.2024 - §3 Un peu après quatre heures du matin
ce même dimanche, Gabriel convoqua les archanges à ses côtés
et se prépara à inaugurer la résurrection générale de la fin
de la dispensation adamique sur Urantia. Quand la vaste armée de
séraphins et de chérubins participant à ce grand évènement
fut rangée en formation appropriée, Micaël dans sa forme
morontielle apparut devant Gabriel en disant : “ De même
que mon Père a la vie en lui-même, de même a-t-il donné au
Fils d'avoir la vie en lui-même. Bien que je n'aie pas encore
entièrement repris l'exercice de la juridiction sur mon univers,
la limitation que je m'impose ne restreint en rien l'effusion de
la vie sur mes fils endormis. Que l'appel nominal de la
résurrection planétaire commence. ”
P.2024 - §4 Le circuit des archanges opéra
alors pour la première fois à partir d'Urantia. Gabriel et les
armées d'archanges se rendirent au pôle spirituel de la
planète et, lorsque Gabriel donna le signal, sa voix fut
transmise comme un éclair sur le premier monde systémique des
maisons. Elle disait : “ Par ordre de Micaël, que les morts
d'une dispensation d'Urantia ressuscitent ! ” Alors, tous
les survivants des races humaines d'Urantia qui s'étaient
endormis depuis l'époque d'Adam, et qui n'avaient pas encore
comparu en jugement, apparurent dans les salles de résurrection
de maisonnia, prêts à l'investiture morontielle. Et, en une
fraction de seconde, les séraphins et leurs associés se
préparèrent à partir pour les mondes des maisons.
Ordinairement, ces gardiens séraphiques jadis affectés à la
garde collective de ces mortels survivants auraient été
présents au moment de leur réveil dans les salles de
résurrection de maisonnia, mais ils se trouvaient alors sur
Urantia parce que la présence de Gabriel y était nécessaire en
liaison avec la résurrection morontielle de Jésus.
P.2024 - §5 D'innombrables individus ayant des
gardiens séraphiques personnels, et d'autres ayant atteint le
niveau nécessaire de progrès spirituel de la personnalité,
étaient déjà parvenus à maisonnia durant les âges
consécutifs à l'époque d'Adam et d'Ève ; et, bien qu'il y ait
eu de nombreuses séances de résurrections spéciales et
millénaires pour les fils d'Urantia, le présent évènement
était le troisième appel nominal planétaire, ou résurrection
dispensationnelle complète. Le premier avait eu lieu à
l'époque de l'arrivée du Prince Planétaire et le second à
l'époque d'Adam ; quant à celui-ci, le troisième, il marquait
la résurrection morontielle, le transit de Jésus de Nazareth en
tant que mortel.
P.2024 - §6 Quand le chef des archanges eut
reçu le signal de la résurrection planétaire, l'Ajusteur
Personnalisé du Fils de l'Homme se dessaisit de son autorité
sur les armées célestes assemblées sur Urantia et renvoya tous
les fils de l'univers local qui les composaient à la juridiction
de leurs chefs respectifs. Sur quoi l'Ajusteur partit pour
Salvington en vue de faire enregistrer par Emmanuel le
parachèvement du transit de Micaël en tant que mortel, et fut
immédiatement suivi par toutes les armées célestes dont les
services n'étaient pas requis sur Urantia. Mais Gabriel resta
sur Urantia avec Jésus morontiel.
P.2025 - §1 Telle est l'histoire des
évènements de la résurrection de Jésus, vue par ceux qui en
furent témoins au moment où elle eut réellement lieu, et
dégagée des limitations de la vision humaine partielle et
restreinte.
4 . LA DÉCOUVERTE DU TOMBEAU VIDE
P.2025 - §2 Il faut se rappeler qu'à l'approche
du moment de la résurrection de Jésus, ce dimanche matin de
bonne heure, les dix apôtres séjournaient au domicile d'Élie
et de Marie Marc, où ils dormaient dans la salle du haut,
reposant sur les mêmes divans où ils s'étaient allongés
durant le dernier souper avec leur Maitre. Ce dimanche matin, ils
étaient tous réunis là, excepté Thomas. Ce dernier avait
passé quelques minutes avec eux tard le samedi soir au moment
où ils se réunissaient, mais la vue des apôtres, jointe à la
pensée de ce qui était arrivé à Jésus, dépassa ce qu'il
pouvait supporter. Il jeta un coup d'oeil sur ses compagnons et
quitta immédiatement la pièce pour se rendre chez Simon à
Bethphagé, où il comptait, dans la solitude, s'abimer dans la
douleur de sa peine. Les apôtres souffraient tous, non pas tant
de doute et de désespoir que de crainte, de chagrin et de honte.
P.2025 - §3 Chez Nicodème, se trouvaient
rassemblés, avec David Zébédée et Joseph d'Arimathie, douze
à quinze disciples de Jésus parmi les plus en vue à
Jérusalem. Chez Joseph d'Arimathie, se trouvaient quinze à
vingt des principales femmes croyantes. Seules ces femmes
demeuraient dans la maison de Joseph et y étaient restées
cloitrées durant les heures du sabbat et la soirée du sabbat,
de sorte qu'elles ignoraient qu'une garde militaire veillait sur
le tombeau. Elles ne savaient pas non plus qu'une deuxième
pierre avait été roulée devant l'entrée du tombeau et que
l'on avait apposé le sceau de Pilate sur les deux pierres.
P.2025 - §4 Un peu avant trois heures ce
dimanche matin, quand les premiers signes de l'aube apparurent à
l'orient, cinq des femmes partirent pour la tombe de Jésus.
Elles avaient préparé en abondance des onguents spéciaux pour
l'embaumement, et emportaient de nombreuses bandelettes de lin.
Elles avaient l'intention de mieux embaumer le corps de Jésus et
de l'envelopper plus soigneusement dans les nouvelles
bandelettes.
P.2025 - §5 Voici les noms des femmes qui
partirent en mission pour oindre le corps de Jésus :
Marie-Madeleine, Marie la mère des jumeaux Alphée, Salomé la
mère des frères Zébédée, Jeanne la femme de Chuza et Suzanne
la fille d'Ezra d'Alexandrie.
P.2025 - §6 Il était à peu près trois heures
et demie lorsque ces cinq femmes, chargées de leurs onguents,
arrivèrent devant le tombeau vide. Au moment où elles sortirent
de Jérusalem par la porte de Damas, elles croisèrent quelques
soldats plus ou moins frappés de panique et fuyant vers
l'intérieur de la ville. Cela les incita à s'arrêter quelques
minutes, mais, en voyant qu'il ne se passait rien d'autre, elles
se remirent en route.
P.2025 - §7 Elles furent grandement surprises de
voir la pierre roulée de côté pour dégager l'entrée du
tombeau, d'autant qu'elles s'étaient demandées tout le long du
chemin : “ Qui va nous aider à rouler la pierre de côté ?
” Elles déposèrent leurs fardeaux et commencèrent à se
regarder mutuellement avec crainte et stupéfaction. Tandis
qu'elles se tenaient là, tremblantes de peur, Marie-Madeleine
s'aventura autour de la plus petite des deux pierres et osa
entrer dans le sépulcre ouvert. Le tombeau était situé dans le
jardin de Joseph, sur la pente du côté oriental de la route, et
faisait également face à l'orient. Vers cette heure, l'aube du
nouveau jour donnait juste suffisamment de clarté pour permettre
à Marie de voir l'endroit où le corps du Maitre avait été
étendu et pour constater qu'il n'y était plus. Dans le
renfoncement de pierre où Jésus avait été couché, Marie ne
vit que la serviette pliée sur laquelle sa tête avait reposé
et les bandelettes avec lesquelles il avait été enveloppé,
gisant intactes telles qu'elles avaient été étendues sur la
pierre avant que les armées célestes n'eussent enlevé le
corps. Le linceul gisait au pied de la niche mortuaire.
P.2026 - §1 Après que Marie se fut arrêtée
quelques instants à l'entrée du tombeau (car au début elle ne
distinguait pas assez nettement) elle vit que le corps de Jésus
avait disparu et que seuls les linges mortuaires étaient restés
en place. Elle poussa alors un cri d'alarme et d'angoisse. Toutes
les femmes venues là souffraient d'une grande tension nerveuse ;
elles avaient été constamment tendues depuis qu'elles avaient
rencontré les soldats en panique à la porte de la ville.
Lorsque Marie poussa ce cri d'angoisse, elles furent frappées de
terreur et s'enfuirent précipitamment. Elles ne s'arrêtèrent
pas avant d'avoir couru tout le long du chemin jusqu'à la porte
de Damas. À ce moment, Jeanne prit conscience qu'elles avaient
abandonné Marie. Elle rallia ses compagnes, et les quatre
repartirent pour le tombeau.
P.2026 - §2 Tandis qu'elles s'approchaient du
sépulcre, Marie-Madeleine apeurée, qui avait été encore plus
terrorisée en ne trouvant pas ses soeurs en train de l'attendre
à sa sortie du tombeau, se précipita maintenant vers elles en
s'écriant avec excitation : “ Il n'est plus là — on
l'a enlevé ! ” Puis elle les ramena au tombeau, et elles y
entrèrent toutes pour constater qu'il était vide.
P.2026 - §3 Les cinq femmes s'assirent alors sur
la pierre près de l'entrée et discutèrent la situation. Il ne
leur était pas encore venu à l'idée que Jésus était
ressuscité. Elles n'avaient vu personne durant le sabbat et
supposaient que le corps avait été transporté dans un autre
lieu de repos. Mais, en réfléchissant à cette solution de leur
dilemme, elles furent embarrassées pour expliquer l'arrangement
ordonné des linges mortuaires. Comment le corps aurait-il pu
être enlevé, puisque les bandelettes mêmes dans lesquelles il
était enveloppé avaient été laissées en place, apparemment
intactes, sur le rayon mortuaire ?
P.2026 - §4 Tandis que ces femmes étaient
assises là, aux premières heures de l'aurore du nouveau jour,
elles regardèrent de côté et virent un étranger silencieux et
immobile. Pendant un moment, elles eurent de nouveau peur, mais
Marie-Madeleine se précipita vers lui en le prenant pour le
jardinier et lui dit : “ Où avez-vous emmené le Maitre ?
Où l'ont-ils couché ? Dis-le-nous pour que nous allions le
prendre. ” Voyant que l'étranger ne lui répondait pas,
Marie se mit à pleurer. Alors, Jésus parla aux femmes et leur
dit : “ Qui cherchez-vous ? ” Marie répondit : “
Nous cherchons Jésus qui a été enseveli dans le tombeau de
Joseph, mais il n'y est plus. Sais-tu où il a été emporté ?
” Alors, Jésus dit : “ Ce Jésus ne vous a-t-il pas
dit, même en Galilée, qu'il mourrait, mais qu'il ressusciterait
? ” Ces mots stupéfièrent les femmes, mais le Maitre
était tellement changé qu'elles ne le reconnurent pas dans la
faible lueur du contrejour. Tandis qu'elles méditaient ses
paroles, il s'adressa à Madeleine d'une voix familière en
disant “ Marie. ” En entendant ce mot de sympathie bien
connue et de salutation affectueuse, elle sut que c'était la
voix du Maitre et se précipita pour s'agenouiller à ses pieds
en s'écriant : “ Mon Seigneur et mon Maitre ! ” Toutes
les autres femmes reconnurent que c'était bien le Maitre qui se
tenait devant elles dans une forme glorifiée, et elles
s'agenouillèrent aussitôt devant lui.
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Une très grande activité dans les salles de résurrection de maisonnia |
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P.2027 - §1 Leurs yeux humains furent rendus
capables de voir la forme morontielle de Jésus à cause du
ministère spécial des transformateurs et des médians associés
à certaines personnalités morontielles qui accompagnaient alors
Jésus.
P.2027 - §2 Tandis que Marie cherchait à
embrasser ses pieds, Jésus dit : “ Ne me touche pas, Marie,
car je ne suis pas tel que tu m'as connu dans la chair. Sous
cette forme, je resterai un temps avec vous avant de monter
auprès du Père. Allez toutes maintenant, et dites à mes
apôtres — et à Pierre — que je suis ressuscité et
que vous m'avez parlé.
P.2027 - §3 Quand ces femmes se furent remises
du choc de leur stupéfaction, elles retournèrent en hâte à la
ville et chez Élie Marc, où elles racontèrent aux dix apôtres
tout ce qui leur était arrivé ; mais les apôtres n'étaient
pas disposés à les croire. Ils pensèrent d'abord que les
femmes avaient eu une vision, mais, lorsque Marie-Madeleine
répéta les paroles que Jésus leur avait adressées et que
Pierre entendit son nom, il sortit précipitamment de la salle du
haut, suivi de près par Jean, pour arriver au tombeau aussi vite
que possible et voir les choses par lui-même.
P.2027 - §4 Les femmes répétèrent aux autres
apôtres l'histoire de leur entretien avec Jésus, mais ils ne
voulaient pas croire, et ils ne voulaient pas aller se rendre
compte par eux-mêmes comme Pierre et Jean.
P.2027 - §5 Tandis que les deux apôtres
couraient vers le Golgotha et le tombeau de Joseph, les pensées
de Pierre oscillaient entre la crainte et l'espérance ; il
craignait de rencontrer le Maitre, mais son espoir était
éveillé par l'histoire que Jésus lui avait envoyé un message
spécial. Il était à demi persuadé que Jésus était
réellement vivant ; il se rappelait sa promesse de ressusciter
le troisième jour. Chose étrange, il n'avait plus pensé à
cette promesse depuis la crucifixion jusqu'au moment actuel où
il traversait Jérusalem en courant vers le nord. Quant à Jean,
tandis qu'il sortait de la ville en toute hâte, une étrange
extase faite de joie et d'espoir jaillissait dans son âme. Il
était à demi convaincu que les femmes avaient réellement vu le
Maitre ressuscité.
P.2027 - §6 Étant plus jeune que Pierre, Jean
courut plus vite que lui et arriva le premier au tombeau. Il
s'attarda à la porte pour contempler le tombeau, qui se trouvait
exactement dans l'état décrit par Marie. Simon Pierre arriva
aussitôt après en courant, entra dans le tombeau et vit ce
même tombeau vide avec les linges funéraires disposés d'une
façon si particulière. Lorsque Pierre fut ressorti, Jean entra
à son tour, et vit tout cela par lui-même, puis ils s'assirent
tous deux sur la pierre pour réfléchir à la signification de
tout ce qu'ils avaient vu et entendu. Assis là, ils
retournèrent dans leur pensée tout ce qu'on leur avait dit de
Jésus, mais ils ne pouvaient percevoir clairement ce qui
s'était passé.
P.2027 - §7 Pierre suggéra d'abord que le
tombeau avait été violé, que des ennemis avaient volé le
corps et peut-être soudoyé les gardes. Mais Jean conclut que le
sépulcre n'aurait pas été laissé en aussi bon ordre si le
corps avait été volé. Il souleva également la question de
savoir comment les bandelettes avaient pu être laissées sur
place et apparemment intactes. Ils retournèrent tous deux dans
le caveau pour examiner de plus près les linges funéraires. En
ressortant pour la seconde fois, ils trouvèrent Marie-Madeleine
revenue et pleurant devant l'entrée. Marie était allée vers
les apôtres avec la conviction que Jésus était ressuscité de
la tombe, mais, devant leur refus unanime de croire à son
récit, elle fut abattue et désespérée. Elle souhaita
ardemment retourner près du tombeau, à l'endroit où elle
pensait avoir entendu la voix familière de Jésus.
P.2027 - §8 Tandis que Marie s'attardait après
le départ de Pierre et de Jean, le Maitre lui apparut de nouveau
en disant : “ Ne reste pas dans le doute ; aie le courage de
croire ce que tu as vu et entendu. Retourne auprès de mes
apôtres et dis-leur de nouveau que je suis ressuscité, que je
leur apparaîtrai et que bientôt je les précèderai en Galilée
comme je leur ai promis. ”
P.2028 - §1 Marie se hâta de revenir à la
maison de Marc et raconta aux apôtres qu'elle s'était de
nouveau entretenue avec Jésus, mais ils refusèrent de la
croire. Toutefois, après le retour de Pierre et de Jean, ils
cessèrent de se moquer et furent remplis de crainte et
d'appréhension.
Autres themès du livre d'Urantia
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